Faut-il cuisiner au gaz ou à l'électricité quand on campe ?

Par L'équipe Bivouaco · Mis à jour le 1 novembre 2026

Le gaz reste la solution par défaut pour cuisiner en camping, partout et sans prise ; l'électrique ne se justifie que sur un emplacement avec borne suffisante ou avec une grosse station électrique, pour des usages courts. La différence tient à l'énergie : faire bouillir de l'eau ou mijoter un plat demande une puissance que seules les plus grosses batteries nomades savent fournir, et pas longtemps. Voici comment trancher selon votre façon de camper.

Gaz ou batterie : trois options concrètes

Gaz : deux feux pour la famille

Campingaz Bivouac

Pour qui : Campeurs à deux ou quatre en voiture qui préparent de vrais repas.

  • Deux brûleurs de 1 800 W
  • Cartouches à valve faciles à trouver
  • 1,9 kg et un encombrement de réchaud de table.
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Gaz : le plus simple

Campingaz Bleuet 206 Plus

Pour qui : Campeur occasionnel qui veut chauffer de l'eau et un plat simple.

  • 400 g
  • Cartouches C 206 répandues
  • Cartouche perçable non retirable avant d'être vide, allumage manuel.
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Électrique : la seule à viser pour cuire

Jackery Explorer 1000 v2

Pour qui : Van ou camp fixe qui veut alimenter ponctuellement un appareil puissant.

  • 1 500 W en continu, 3 000 W en crête
  • 1 070 Wh en chimie LFP
  • 10,8 kg, et l'énergie stockée fond vite dès qu'on cuisine.
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Ce qui oppose vraiment les deux solutions

Le débat ne porte pas sur la qualité de cuisson, mais sur l'énergie disponible. Quelques repères suffisent à y voir clair :

Le réchaud à gaz : autonome et puissant

Sa force est l'indépendance. Le Campingaz Bivouac offre deux feux de 1 800 W chacun et fonctionne avec des cartouches que l'on trouve dans de nombreux magasins. Le Bleuet 206 Plus, à 400 g, suffit pour un café et un plat simple. Le Super Carena, sur bouteille, sert les campings fixes. Aucun de ces réchauds ne dépend d'une prise ni de la météo.

Ses contraintes sont connues : il faut transporter du gaz, prévoir des cartouches de réserve et cuisiner à l'extérieur. Le butane perd aussi en efficacité par temps froid. Surtout, une flamme produit du monoxyde de carbone : on ne cuisine jamais sous une tente fermée, ni dans un vestibule clos. La toile doit rester à distance de la flamme, et le réchaud posé sur une surface stable.

Côté budget d'usage, le gaz représente une dépense régulière, mais modeste pour quelques repas par jour. Vérifiez le prix du jour des cartouches avant de partir si vous comptez cuisiner beaucoup.

L'électrique : confortable, mais gourmand

Cuisiner à l'électricité a de vrais atouts : pas de flamme, pas de cartouche à acheter, une chaleur réglable et aucun gaz brûlé. Sur un emplacement de camping avec borne, une petite plaque ou une bouilloire peut rendre service. Encore faut-il que la borne tienne la charge : beaucoup ne délivrent que quelques ampères, et une bouilloire de forte puissance peut faire sauter la protection. Renseignez-vous à l'accueil avant d'apporter un appareil chauffant.

Sans borne, tout repose sur une station électrique, et c'est là que le bât blesse. La plupart des stations de camping sont conçues pour recharger des téléphones, des lampes ou un ordinateur. L'EcoFlow River 2 et la BLUETTI Elite 30 V2 délivrent 600 W ; l'AFERIY 400 W. C'est trop peu pour une plaque, et leurs fabricants indiquent eux-mêmes que ces modèles sont limités pour les appareils chauffants. L'EcoFlow River 2 Max, avec 1 000 W et 512 Wh, peut tout juste faire tourner un petit appareil de faible puissance pendant quelques dizaines de minutes.

La Jackery Explorer 1000 v2 est la seule de cette liste qui tienne la route pour cuire : 1 500 W en continu et 1 070 Wh. Faites le calcul : à pleine puissance, sa réserve théorique dure un peu moins de trois quarts d'heure, moins en pratique à cause des pertes. Ensuite, il faut la recharger, ce qui demande une prise ou une installation solaire conséquente. Et elle pèse 10,8 kg.

Selon votre usage

Une station électrique trouve en revanche toute sa place à côté du réchaud à gaz : elle alimente l'éclairage, recharge les téléphones et peut faire tourner une glacière. Pour ce dernier usage, notre comparatif des glacières électriques indique les modèles les moins gourmands.

Le piège à éviter

Acheter une station électrique en pensant remplacer le réchaud est l'erreur la plus courante. Sur le papier, la puissance crête impressionne ; dans la réalité, c'est la puissance continue et la capacité en wattheures qui décident. Une station de taille moyenne vidée par un seul repas ne rechargera plus vos lampes le soir.

L'erreur inverse existe aussi : vouloir cuisiner au gaz à l'abri de la tente quand il pleut. Montez plutôt un tarp ou un auvent ouvert sur les côtés pour garder la flamme au sec tout en laissant circuler l'air.

Questions fréquentes

Une station électrique peut-elle faire bouillir de l'eau ?

Oui si sa puissance de sortie dépasse celle de la bouilloire ou de la plaque, ce qui exclut la plupart des modèles de 600 W ou moins. Comptez au moins 100 Wh par litre d'eau portée à ébullition.

Le réchaud électrique est-il plus sûr ?

Il ne produit ni flamme ni monoxyde de carbone, ce qui est un vrai avantage. Il impose en revanche de ne pas dépasser la puissance de la borne ou de la batterie.

Quel est le plus économique à l'usage ?

Sur une borne de camping incluse dans l'emplacement, l'électrique coûte peu. Sans borne, le gaz revient bien moins cher qu'une grosse station électrique, dont l'achat se situe en haut de gamme.

Notre verdict

Pour cuisiner en camping, le gaz garde l'avantage : autonome, puissant, léger, avec des réchauds comme le Bivouac ou le Bleuet 206 Plus. L'électrique ne devient raisonnable qu'avec une borne suffisante ou une station de la taille de la Jackery Explorer 1000 v2, et seulement pour des cuissons courtes. Pour comparer les réchauds à gaz entre eux, passez par notre comparatif des meilleurs réchauds de camping.